Politique Sectorielle

La RDC se retrouve face à son destin, treize ans après l’adoption du Plan d’Action National de l’Habitat dont la non mise en œuvre constitue une contrainte majeure pour le développement urbain du pays.

L’opportunité qu’offre la vision du Président de la République « La révolution de la modernité » doit être saisie pour faire du secteur urbain un secteur de concentration en l’élevant au rang de priorité nationale car la modernité est urbaine. Tous les décideurs politiques doivent désormais penser urbain et pour cela accepter la proposition de la création d’un Ministère de l’Aménagement du Territoire, Urbanisme et Habitat. Ce ministère doit être permanent et non être rattaché à d’autres Ministères au fil des ans comme c’est le cas actuellement. Il doit être doté dès la prochaine cession budgétaire d’un budget de fonctionnement et d’investissement conséquents pour lui permettre de faire face aux multiples défis du secteur. 

La prise en compte dans la lettre de politique sectorielle de la cible 11 de l’OMD7 est une réponse positive du Gouvernement à l’invitation faite par le Conseil d’Administration du PNUEH le 15 avril 2011 aux Gouvernements de  dénombrer les habitants des bidonvilles dans leurs pays, régions et zones urbaines respectifs et, sur cette base à se fixer volontairement des cibles réalistes aux niveaux national, régional et local à atteindre d’ici 2020. L’objectif en vue  est d’améliorer sensiblement les conditions de vie des habitants des taudis en formulant et en mettant en œuvre des stratégies nationales de développement urbain qui accordent la priorité à l’amélioration de l’accès des populations vivant dans ces établissements à un logement adéquat ainsi qu’aux services et infrastructures de base.

En acceptant de financer la mission de facilitation de l’élaboration d’une lettre de politique sectorielle du secteur urbain, la Banque Mondiale montre son intérêt pour ce secteur et pourrait en fonction des options fortes qui ont été retenues,  proposer des solutions de financement avec les autres partenaires au développement. D’ailleurs la Banque Mondiale est en train de financer dans le cadre du Projet de Développement Urbain, le plan de développement urbain de six villes. Il faut donc saisir cette opportunité en mettant rapidement en place toutes les structures proposées (Société d’aménagement foncier, Société de promotion immobilière, Banque de l’Habitat, Bureau d’assistance à l’auto- construction) et en mettant en œuvre les réformes qui les accompagnent. Il est souhaitable pour plus d’efficacité que les structures telles que le B.E.A.U et l’O.V.D qui travaillent pour le développement des villes soient sous la tutelle du nouveau ministère de l’Aménagement du Territoire, Urbanisme et Habitat.

Il est urgent de réactualiser le PIP (Programme  d’Investissement Prioritaire) d’un montant de 127,1 millions de dollars US issu du plan d’urgence du Plan d’Action National de l’Habitat de 2002 avant de   présenter la lettre de politique sectorielle  aux  partenaires au développement au cours d’une table ronde de bailleurs de fonds.

  • DOCUMENTATIONS
  • CONTACT

Secrétariat Général

  • Avenue L.T. Colonel Lukusa, n°30, Kinshasa/Gombe
  • +243 81 50 80 472
  • Email: mail@urbanisme-habitat.cd